le petit projet graphique \ 2021-22

petit projet graphique 1
aléatoire

thème de travail initié par Savinien

Questionnement :
Intégrer l'aléatoire dans le processus créatif.

durée : 7h30 / dates : 23 et 24 septembre 2020


Margaux & Melvin

Problème
Le graphisme comporte trop de règles (mise en page, typographie, etc.).

Problématique
Peut-on créer aléatoirement ?

Recherche
En posant un contexte (communication pour une compagnie d’improvisation) nous avons pu expérimenter et créer aléatoirement, en recherchant des motifs, en les assemblant, et en expérimentant plusieurs choses. Nous avons par la suite créé plusieurs affiches qui peuvent être modulables et interchangeables.


Lena & Savinien

Problème
Au travers de l’histoire, un phénomène sociologique d’individualisation s’affirme. L’avènement de la démocratie dans les pays européens au 19ème siècle marque une étape forte de ce phénomène puisqu’elle proclame la valeur de chaque individu face au pouvoir politique. Au 20ème siècle on assiste à une « seconde révolution individualiste » (Gilles Lipovetsky, Le bonheur paradoxal) portée notamment par l’effondrement des grandes idéologies religieuses ou politiques, et l’accès à l’hyperconsommation par une masse d’individus. Ces derniers ont pris le pouvoir médiatique en 2000 par le biais d’internet. Désormais « l’individu est le centre du monde » (Alain Bourdin, La métropole des individus). Dans ce monde, l’unicité et la singularité deviennent des valeurs fortes en contradiction avec la standardisation des siècles précédents. L’envie de distinction anime des individus en quête d’affirmation de leur identité.

Solliciter l’aléatoire dans les activités humaines semble être un moyen de répondre à ce besoin d’individualisation. En intégrant l’aléatoire dans son processus créatif, le designer semble apte à produire des créations uniques, personnalisables par et pour l’individu.

Problématique
L’aléatoire peut-il être un outil de valorisation de l’individu ?

Recherche
Création d’une identité visuelle dans laquelle les couleurs sont personnalisables. Les couleurs sont établies à partir d’une photo, préalablement choisie par l’individu (le consommateur). Les couleurs dominantes de la photo sont extraites et retranscrites en un dégradé de couleurs. Ce dégradé de couleurs est unique, il caractérise un individu. Nous avons mis en application cette identité visuelle sur des produits cosmétiques.

- Le domaine cosmétique reflète de l’intime et du « sur mesure », on cherche souvent des crèmes et des produits qui nous correspondent (adaptés à notre corps). C’est sans doute pertinent d’avoir un graphisme qui comme le produit nous correspond.



Annette & Anaëlle

Problème
L’aléatoire est parfois synonyme de risque.

Problématique
Comment le design graphique peut-il pallier aux micro-accidents et aléas du quotidien ?

Recherche
Souhaitant aborder les notions d’imprévisibilité, d’incertitude et l’éphémère, nous nous sommes posées la question du risque : dans quelles situations de la vie quotidienne l’aléatoire peut être synonyme d’un potentiel risque ou aléa, et nous mettre dans une situation très contraignante ou inconfortable ? Cette réflexion nous a amenées à travailler sur la -beaucoup plus courante qu’on ne le croit- irrégularité du cycle menstruel, pouvant être causée par de multiples facteurs et ne permettant donc pas toujours aux personnes réglées de s’organiser à l’avance pour gérer leur flux. Dans l’optique de répondre à un besoin de sérénité, nous avons imaginé l’application Alea, qui peut aider en cas de nécessité, plus ou moins urgente, d’une protection menstruelle. Basée sur la solidarité, cette application permet de lancer une alerte qui notifie les personnes alentours pouvant répondre à notre besoin de tampon, serviette, ou tout autre soutien lié au cycle. Les couleurs et lilas ont été choisies dans une volonté d’inclusivité, mais aussi pour communiquer apaisement, calme, et sérénité.

Pistes documentaires :


Engagements créatifs :


Raphaelle & Eva

Problème
La communication graphique est construite autour de normes, elle est contrôlée, maîtrisée, dans un but marketing ce qui ne laisse pas la place à une liberté de création totale ni à inattendu. Ainsi, on retrouve souvent une certaine monotonie, banalité et par conséquent une uniformisation de la communication dans chaque domaines où elle intervient.

Problématique
On respecte des normes au service de l’efficacité, cependant, l’imprévisible peut-il générer une nouvelle forme de communication ?

Recherche
La voisinerie de Wazemmes
La Voisinerie est un espace collaboratif, un café, un lieu de détente et une conciergerie. C’est un lieu qui génère des rencontres et des interactions. Les habitants de Wazemmes sont libres d’y venir pour déjeuner, travailler ou juste pour discuter avec des amis. C’est aussi un espace de création, n’importe qui peut proposer un atelier : yoga, jardinage, cuisine… tout y est possible.
Nous avons décidé de nous pencher sur la communication du lieu en essayant de rendre compte de manière graphique du caractère polyvalent du lieu. Nous avons proposé un système collaboratif basé sur le principe du cadavre exquis. Nous avons réalisé un lexique d’éléments graphiques issus d’un générateur de formes et inspiré du logo, ainsi que des caractère typographiques choisis aléatoirement par les participants. Chacun d’entre eux est invité à disposer 4 à 6 de ces éléments sur un format à tour de rôle.


Alice Salomé, Sara & Nelly

Problème
À priori, le design se doit d'être fonctionnel pour répondre au mieux à un besoin.

Problématique
Peut-on imaginer un design sans but ? (Se servir de l'aléatoire pour créer la surprise).

Recherche
En intervenant sur la signalétique et l'idée de parcours dans une exposition, nous avons mis un place plusieurs petits concepts pour « perdre le visiteur ». En indiquant des directions à suivre mais qui n'ont pas de sens, c'est donc au visiteur de faire des choix de façon arbitraire (nous retrouvons donc ici une part de l'aléatoire).
- Quel signe le visiteur réussi t-il à lire et comment l'interprète-il ?
- Quel choix va t-il réaliser sur une signalétique qui veut dire tout et son contraire ?
- Le visiteur va t-il vouloir respecter au mieux le parcours conseillé à un certain moment, lorsqu'il lui est indiqué, sans savoir où cela va le mener ?
- Selon les indications de parcours aura t-il suivi assidûment les conseils de visite ?
- S'il se rend compte qu'il a manqué une partie de l'exposition va t-il y revenir et quelle sera sa réaction ?
Voici des questionnements qui possèdent de nombreuses réponses multiples lorsque la signalétique n'a pas de but. Alors peut-on réellement appeler ça une signalétique puisqu'elle ne remplit pas son but ? L'aléatoire, ici, est donc représenté par les choix multiples et arbitraires qui ne suivent aucune règle, aucune logique dans un espace donné.



Questions retenues par Savinien

- Comment l'aléatoire remet-il en cause le rôle du designer ?
- Est-il envisageable pour un designer de s'émanciper des normes ?
- L'aléatoire dans la création, contrainte ou liberté ?