le petit projet graphique \ 2024-25

petit projet graphique 3
l'image des arts martiaux

thème de travail initié par Anaëlle


Questionnement
Créer sa place en société implique de savoir s’imposer. Non pas qu’il faille considérer le monde comme une jungle au sein de laquelle l’adoption d’un comportement survivaliste soit inévitable pour y perdurer, mais parce qu’afin de se ménager son propre chemin il est nécessaire de se faire entendre. Que ce soit pour contrer les micro-violences du quotidien (les gens qui poussent dans le métro, la dame qui double dans la file de la boulangerie…) ou pour faire exister un projet, il est important d’affirmer ses idées et son opinion.


Problème
Toutefois, nous ne sommes pas tous pourvus des mêmes prédispositions permettant d’y parvenir. Un travail est parfois nécessaire pour combler un manque de confiance en soi, pour corriger une attitude qui manque de conviction, pour apporter l’impact visuel ou oratoire requis pour atteindre l’auditoire visé… En clair, l’image que nous renvoyons auprès des autres, la perception qu’ils ont de nous d’après l'interprétation de notre comportement, peut nécessiter d’être améliorée pour mieux se faire entendre (entendre dans le sens de se faire comprendre mais aussi faire entendre sa voix).

Problématique
Les valeurs véhiculées (spirituelles mais aussi attitudes physiques) par les arts martiaux seront envisagées comme une solution pouvant répondre à ce problème : Comment l’image des arts martiaux peut permettre d’améliorer sa propre image ?

Cette dernière évocation du terme d’« image » dans la problématique est à comprendre dans une double acception : l’image de soi, mais aussi l’image d’une marque, d’un produit, d’un concept…

Pour répondre à cette problématique, il peut vous être utile de choisir le ou les aspects des arts martiaux que vous voudrez exploiter. Pour cela, cet article apporte un premier éclairage sur les différentes conceptions martiales, en distinguant les appellations.

Il appartiendra à vous de définir précisément ce que vous considérez comme l’image des arts martiaux, afin de justifier votre propos.

La forme du projet est libre : édition, print, motion, 3D, UI/UX… du moment que celui-ci fait intervenir une forme de représentation des arts martiaux dans un but mélioratif (rendre plus convaincant un projet, une image de marque, une conférence, un guide pratique…).


durée : 10h00 / dates : 27 septembre et 4 octobre 2023


Constance & Perrine

Problème

Problématique
Comment l’image des arts martiaux peut permettre d’améliorer sa propre image ?

Recherche
Chacun peut améliorer sa propre image en sachant gérer son stress lors de situations importantes.

L'aïkido, un art martial japonais, se base sur la défense proportionnée plutôt que sur la compétition. C’est une pratique centrée sur l’harmonie.
Nous avons fait un lien entre cette approche et les situations de stress que nous vivons tous, comme avant un examen, un entretien ou un rendez-vous important. Ces moments peuvent être difficiles à gérer. Puisque l’aïkido met l’accent sur l’harmonie, nous avons pensé que certains de ses mouvements pourraient aider les personnes à gérer leur stress.

Nous avons ensuite découvert des exercices préparatoires d’aïkido, combinant préparation physique et mentale, que nous avons adaptés pour aider à gérer le stress. L'idée serait de rendre ces exercices visibles dans des lieux comme les écoles ou les salles d'attente, sous forme de dépliants explicatifs. Toute personne peut alors se rendre dans l’espace dédié à la relaxation, prendre les dépliants, puis réaliser les exercices sur place ou chez soi. Notre souhait était de proposer un espace qui sorte la personne de son contexte, où chacun peut faire une pause, et retrouver une harmonie intérieure, grâce à l’aïkido.


Clara & Éloïne

Problème
L’insécurité des femmes en société.

Problématique
Comment les arts martiaux peuvent-ils remettre en question les préjugés à propos des femmes ?

Recherche
Une des visions communes que nous pouvons avoir sur les arts martiaux est celle d’un sport atypique de combat impliquant une grande discipline. Les arts martiaux ne visent pas à apprendre à attaquer, mais au contraire il s’agit plus de protection. Cela implique une grande maîtrise de soi et impose de ce fait un certain respect. Notre intention est ainsi d’utiliser cette image des arts martiaux pour casser les préjugés envers les femmes tout en proposant des solutions face à leur insécurité en société.

De prime abord, les arts martiaux peuvent sembler être des sports masculins, de ce fait moins accessibles aux femmes. Or dans le climat d’insécurité qui est le nôtre, il semble important de pouvoir proposer aux femmes des solutions pour se sentir plus en confiance. Ainsi, nous avons imaginé une association en collaboration avec un dojo de jujitsu proposant des cours à partir de six ans fait par des femmes et pour des femmes.

L’intention est alors de promouvoir cette discipline et de montrer aux femmes qu’elles peuvent aussi apprendre des sports de combat. Par ailleurs, notre idée fait écho aux « jujitsuffragettes » du XXème siècle luttant pour leur droit en Angleterre devant faire face aux violences policières. Pour ce faire, nous avons produit quatre affiches différentes où chacune est pensée pour une tranche d’âge en particulier. Ces productions graphiques font appel à des slogans humoristiques et poignants tout en se réapropriant les représentations ou symboles clichés de la femme. Nous avons également pensé des badges qui seraient obtenus en fonction des niveaux et mouvements maîtrisés par l’élève. Ceux-ci permettrait à l’élève de les afficher aux yeux de tous.


Alice C & Solenne

Problème
Comment l’image des arts martiaux peut permettre d’améliorer sa propre image

Problématique
En quoi les valeurs des arts martiaux (force, assurance, contrôle, maîtrise, confiance en soi…) peuvent-elles être associées à une image de marque, plus particulièrement celle de la parfumerie ?

Recherche
Le Bon Parfumeur est une maison de parfums de niche. Elle met l’accent sur son savoir faire ancestral et les notes de ses parfums, permettant ainsi une rencontre avec soi même. Le parfum est un rituel qui vient finir une tenue. On le porte avec force et assurance, il nous confère confiance en nous. Il devient alors un outil protecteur. Ce sont des valeurs qui prônent aussi les arts martiaux, malgré que ceux-ci soient souvent perçu comme « virils » parallèlement à l’industrie du parfum empreint de codes genrés et stéréotypés.

Ainsi, nous avons décidé de réaliser une campagne publicitaire non genrée, qui prendrait place en ville sur des panneaux tels que les JcDecaux. Celle-ci met l'accent sur la gestuelle, la maîtrise et le contrôle de soi.

Pour cela, nous avons conçu une série d'affiches colorée à l’image des étiquettes des parfums.
Le packshot, élément central, vient révéler l’hybridation entre les effluves où le geste, ne créant qu’un. Un parfum est une symbiose entre la peau et les molécules, il y a cette notion de corps à corps, tel un combat, exposant alors l’identité de l’individu. C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser des photographies de combat d’arts martiaux à l'arrière-plan de l’affiche et qui se retrouve également sur l’étiquette par l’utilisation du négatif. Cette intégration se veut subtile à l’image des parfums.

Pour compléter la campagne, nous pourrions imaginer que celle-ci puisse être déclinée en spot publicitaire vidéo. Elle garderait les mêmes caractéristiques que les affiches, tout en mettant en mouvement les combats, déployant ainsi la force que procure les effluves.


Alice B & Emma

Problème
Un travail est parfois nécessaire pour combler un manque de confiance en soi, pour corriger une attitude qui manque de conviction, pour apporter l’impact visuel ou oratoire requis pour atteindre l’auditoire visé… En clair, l’image que nous renvoyons auprès des autres, la perception qu’ils ont de nous d’après l'interprétation de notre comportement, peut nécessiter d’être améliorée pour mieux se faire entendre (entendre dans le sens de se faire comprendre mais aussi faire entendre sa voix).

Problématique
Comment l’image des arts martiaux peut permettre d’améliorer sa propre image ?

Recherche
Nous avons choisi de travailler autour du concept des voies martiales dont le but n’est pas de vaincre un adversaire mais de surmonter ses propres faiblesses physiques et mentales. En gardant la dimension spirituelle, personnelle de cette conception martiale, nous nous sommes ensuite demandé : comment faire un travail sur soi ? Les réponses retenues ont été : avoir des objectifs à accomplir pour se développer personnellement, les matérialiser et créer un endroit où regrouper ses objectifs.

Pour cela, nous avons créé une application nommée talisman qui permet de se créer une liste d’objectifs personnels / sportifs à accomplir. Chaque objectif réalisé permet d’obtenir un nouveau badge qui s’ajoute à notre progression ainsi qu’un certain nombre de points en fonction de la difficulté de l’objectif accompli. L’utilisateur peut ainsi atteindre différents grades et voir sa progression. Il est également possible de partager l’ensemble de ses réussites avec ses amis !




Interface de l'application


Paul & Solène

Problème

Problématique
Le projet s’est orienté autour de deux grandes questions en lien avec les arts martiaux et les valeurs des sports de combat :
- Comment le fait d’instaurer des règles et de se jouer de celles-ci peut-il permettre de redéfinir les rapports de forces ?
- De quelle manière la dé-dramatisation de l’échec et la détermination propre aux sport de combat peuvent-elles se retranscrire dans une communication graphique ?

Recherche
Cette notion de détermination a été retenue comme l’axe centrale de notre production.

À travers celle-ci, nous avons conceptualisé une campagne visant à dédramatiser l’échec avec auto-dérision. Nous avons travaillé fictivement pour la marque Tupperware, marque actuellement en faillite pour proposer une dernière campagne, ou plutôt la première campagne de retour.

Par le biais de la conception de Tupperware futuristes et complètement décalés, nous avons souhaité attirer l’intérêt des passants donnant l’impression d’une collection impossible à avoir, désirable et surtout qui atteint la limite des possibles de la marque, prête à tout pour survivre.

Le slogan imaginé pourrait-être décliné à travers d’autres jeux de mots pour transmettre l’auto-dérision de la chute de la marque, prête à se relever, évoquant ainsi son esprit combatif.


Anaëlle & Camille

Problème
Les français sont de moins en moins sûrs d’eux concernant leurs connaissances. On constate un phénomène appelé « culture du vide », c’est-à-dire scroller machinalement sans rien en retenir, rien apprendre.

Problématique
Dans quelle mesure la philosophie des arts martiaux (dépassement de soi, persévérance, rigueur…) peut permettre de reprendre confiance en soi dans l’apprentissage de la culture générale ?

Recherche
Nous avons créé une application de culture générale, au sein de laquelle une mascotte, appelée Fuji sensei, nous pousserait à atteindre les sommets de la connaissance. Elle prend l’apparence d’une montagne pour personnifier la progression, la persévérance et l’effort.

Dans notre interface, la notion de progression est représentée par un parcours d'alpinisme sur la homepage, qui mène au sommet de la montagne au fil des jours d’utilisation. C’est un moyen de pousser l’utilisateur à être rigoureux dans son apprentissage.

Cet apprentissage est divers : il aborde aussi bien des thèmes politiques que cinématographiques. Dans le cadre du PPG, nous avons développé la partie Sommets du monde. L’apprentissage des thématiques s’y veut ludique, avec différents formats d’entraînements : quizz, trier par altitude, replacer les sommets sur la carte, citer les exploits (explorations historiques, etc.). Dans le format « quizz », nous reprenons le principe de la confrontation propre aux arts martiaux, en faisant s’affronter deux réponses (ici deux montagnes).

Ces entraînements vérifient la mémorisation des informations présentées en amont, sur la carte du monde.

À l’issue d’un exercice, le Fuji sensei valide ou invalide la réponse : une phrase motivationnelle guide l’élève. À chaque bonne réponse on acquiert de l’XP. L’accumulation d’XP résulte en des récompenses sous forme de meubles : ils viennent remplir notre dojo intérieur. D’où le nom de l’application : dojo du savoir. Le dojo étant considéré ici comme le lieu de visualisation de notre richesse intérieure : au plus il sera rempli, au plus on possédera de la culture générale.

En termes de design, notre interface exclusivement noire et blanche reprend l’épure japonais. Nous avons en effet choisi de travailler avec l’image des voies martiales japonaises, appelées budo, qui ont une approche plus spirituelle des arts martiaux. Les valeurs inculquées incluent l’humilité, c'est pour ça que l'esthétique est très minimaliste.



les pictogrammes montagnes en mouvement


Interface de l'application



Questions retenues par Anaëlle

- Dans quelle mesure les arts martiaux peuvent permettre de briser les clichés sociaux ?
- Dans quelle mesure les exercices de concentration, de préparation à une séance d’arts martiaux peuvent nous aider dans notre quotidien ?
- De quelle manière retranscrire la fluidité du geste de ju-jitsu par le graphisme ?
- En quoi la philosophie des arts martiaux peut changer notre perception de l’échec ?
- En quoi les arts martiaux peuvent m’aider à accomplir mes objectifs de la vie quotidienne ?
- Comment l’adoption de la persévérance infaillible des arts martiaux peut permettre de s’améliorer soi-même ?
- En quoi l’utilisation de l’univers des arts martiaux en design graphique (image, son…) peut permettre de casser les codes de la publicité ?