petit projet graphique 1
le potentiel du vide
thème de travail initié par Marilou
Questionnement :
- Comment le graphisme peut-il aider à faire le vide et servir la créativité ?
durée : 9h00 / dates : 13 et 20 septembre 2022
Questionnement :
- Comment le graphisme peut-il aider à faire le vide et servir la créativité ?
durée : 9h00 / dates : 13 et 20 septembre 2022
Problème
Les productions graphiques tendent à être très fermées et imposer une seule interprétation du message.
Problématique
Comment le vide peut permettre une plus grande liberté d’interprétation des productions graphiques ?
Recherche
Par la création de diverses formes plus ou moins abstraites qui n’ont pas de signification précise, ces composants graphiques agissent comme des contenants vides qui peuvent alors accueillir une multitude d’interprétations. Ces objets visuels, d’apparence à premier abord inconnus, déclenchent la réflexion de l’observateur qui naturellement va chercher à les rapprocher à des formes connues. Ainsi, le sens dépend de la personne qui observe le vide.
Par des jeux de couleurs, l’objectif est de montrer que le vide n’est pas seulement du blanc ou du noir mais s’étend au-delà des conventions. Cela invite le récepteur à faire son propre choix sur ce qu’il considère comme vide ou plein, forme ou fond.
Cette flexibilité sémantique est enfin traduite par une projection vidéo qui met en scène les formes en mouvement. Cela exprime le caractère instable et impermanent du vide. Il évolue, s’adapte, fluide comme l’eau, à son environnement. D’où le titre du projet : POLYSEMY. Le vide est plein de sens, à chacun de le définir.
Problème
En occident, le vide est souvent perçu de manière négative. Concernant les créatifs, pensons à l’exemple de l’angoisse de la page blanche. À l’opposé du sentiment d’insécurité et de manque d'inspiration, il s’agit d’envisager le vide sous un angle positif pour la création.
Problématique
De quelle manière le vide peut-il être vecteur d’impulsions créatives ?
Recherche
Notre réponse s’est appuyée sur la notion de projection, tant mentale que littérale, qui nous a permis de générer un vocabulaire de formes à partir de la fameuse page blanche. Nous avons cherché à intégrer cette dimension du vide dans le processus créatif du graphiste, afin de lui fournir les outils pour démarrer une pratique.
Problème
Le vide a une connotation négative en occident, cependant le vide peut être apparenté à l'oubli, et dans certaines situations, l'oubli est bénéfique.
Problématique
Comment représenter l'oubli graduel en incorporant une dimension temporelle ?
Recherche
Notre idée de départ était de faire tomber gouttes à gouttes un liquide (ici de l'acétone) sur une image, un texte, un élément graphique, pour le faire disparaître graduellement. La dimension temporelle de l'expérience était pour nous importante pour s'inscrire dans une démarche d'oubli, qui en général prend du temps. Ainsi, l'évolution du vide est montrée par la détérioration progressive de l'image.
En raison de limitations de matériel, nous avons nous-même créé les vides dans ces images, en frottant un tissu imbibé d'acétone.
La dimension carrée du format permet d'encadrer cette tâche de vide dans un rapport de proportion équitable, et de donner à l'image une dimension personnelle propre au souvenir.
Problème
Notre environnement urbain actuel est surchargé d’informations, les productions graphiques qui nous entourent quotidiennement sont saturées de couleurs, de typographies et autres signes iconographiques. Le vide n’a pas sa place dans ce brouhaha.
Problématique
De quelles manières peut-on apporter une respiration au sein de ces productions graphiques, sans forcement tendre vers une réduction des informations ?
Recherche
Nous avons voulu jouer sur le contraste entre le plein et le vide, le visible et l’invisible, les formes et contre-formes. Tout en conservant une composition dense et riche dans l’affiche nous avons voulu créer du vide visuellement, sans jouer la carte du minimalisme. Pour ce faire, nous avons opté pour une composition ton sur ton où les éléments s’accumulent ou bien se soustraient. C’est le regardeur qui joue alors un rôle important dans la réception du message : en fonction de l’endroit où il se trouve, par rapport au support et en fonction de la lumière, il apercevra une feuille « vide » ou plus ou moins d’informations.
La notion de vide apparaît donc comme une respiration qui interroge le flot d’informations que le regardeur reçoit quotidiennement et comment il interagit avec le support qui semble vide.
Problème
…
Problématique
Comment réduire le flot d’information pour que celle ci se révèle ?
Recherche
Nous avons questionné plusieurs notions issues du thème de travail dont le rythme, le dynamisme et la circulation identifiées dans divers domaines du graphisme, que ce soit dans l’édition, la typographie ou l’affiche. C’est sur ce dernier domaine que nous avons axé notre recherche.
La création d’affiches convoque les notions précédemment citées auxquelles nous avons ajouté celles de l’ombre et de lumière (notamment avec le blanc tournant). En observant notre société occidentale, où nous sommes sans cesse confrontés à une quantité d’informations très importante, nous avons étudié nos interactions avec toutes les notions précitées.
Problème
En Occident le vide est souvent associé à quelque chose de négatif, une absence de travail hors ce vide peut être un moment de réflexion voir un temps de respiration.
Problématique
De quelle manière pouvons-nous faire prendre conscience du vide au spectateur en démontrant son aspect positif ?
Recherche
Notre recherche a débuté par la récolte des définitions du mot vide disponibles dans différents dictionnaires. Pour faire comprendre le besoin et la nécessité du vide dans une composition graphique, nous avons fait le choix de condenser nos informations. L’affiche devenait alors difficilement lisible. Dans cette combinaison de définitions nous avons fait disparaître le mot vide. Le regard cherche alors instinctivement un endroit où respirer. L’ensemble des définitions ne permettent pas pour autant de comprendre le sens du mot disparu. Un second module entre en jeu, composé de vide, celui-ci permet un second souffle. Par jeu de piste, le module révèle quatre lettres, de quel mot s’agit-il ?
- Comment l'oubli, constituant un vide de mémoire, peut-il être interprété graphiquement ?
- Le vide peut-il être représenté par le plein ?
- Si le plein est rendu « invisible » ou du moins subtil, peut-on le considérer comme vide ?
- Comment faire percevoir le bénéfice du vide à travers une production graphique ?