le petit projet graphique \ 2021-22

petit projet graphique 3
le souvenir dans la mémoire collective

thème de travail initié par Nelly

Questionnement :
Comment explorer, faire (re)surgir ou au contraire faire disparaître, entraver le ou les souvenirs collectifs.

durée : 7h30 / dates : 7 et 8 octobre 2020


Annette & Melvin

Problème
La mémoire collective, c’est à dire les moments que nous partageons et vivons avec les autres sont souvent vue sous le prisme de nos souvenirs individuels.

Problématique
Comment le design graphique peut-il aider à aider et à renforcer la mémoire collective ?

Recherche
Togather est une application recenseur de souvenir. Répertoriant tout les événements d’un individu et en les reliant avec les personnes lors d’un événement à la manière d’un réseau social. Ces utilisateurs enrichissent la « mémoire » créée spécialement pour l’événement, permettant de reconstruire par le biais de message, vidéo ou photo chacun moments passés lors de l’événement.
Le texte servant à compléter les souvenirs quand il a été impossible de capter celui-ci par photo ou vidéo. Dans ce principe, la soirée ou le voyage serait casi reconstruit par la participation de chacun des individus présent sur place, reconstruisant peu à peu un souvenir complet.


Lena & Margaux

Problème
La confrontation aux différents tabous, dans un contexte où la communication manque.

Problématique
De quelle manière la mémoire collective peut-elle être utilisée pour aborder les tabous ?

Recherche
Nous avons abordé la question du souvenir de mémoire collective, d'un point de vue du souvenir de l'expérience commune dans le cadre de l'évolution personnelle d'une personne confrontée au manque de communication et de réponses dans son entourage, et donc qui ferait face à bon nombre de tabous.
Pour communiquer sur la question des tabous de manière pédagogique, nous avons créé une application, point de rassemblement entre des utilisateurs témoignant de leur expérience de vie et utilisateurs qui seraient dans le besoin de lire ces expériences de vie pour s'instruire eux même.
L'application est donc un médium regroupant individuellement une communauté, un collectif, une mémoire collective, des souvenirs.



Anaëlle & Eva

Problème
Les souvenirs dans la mémoire collective se traduisent le plus souvent en deux manières :
- par des objets témoignant d’évènements et devenant les réceptacles plus pérennes, et bien souvent plus lisses, du souvenirs ;
- par des souvenirs individuels, plus humains, plus véridiques, venant de ces évènements et qui sont voués à disparaître ou à se déformer au cours du temps.

Problématique
Peut-on créer une mémoire collective à partir de mémoires individuelles où la distance entre l’histoire et l’humain est réduite, et qui permet l’accès à un souvenir plus authentique ?

Recherche
Nous nous sommes questionnées sur l’intérêt de la diversité de l’échange entre individuel et collectif et de la multiplication des points de vue. Ainsi, on suppose que la retranscription d’un évènement faisant mémoire par le souvenir de chaque individu (émotion, ressenti, neutralité, opinion…) permet de mieux retracer la véracité d’un souvenir et de s’éloigner du côté lisse et atténué des livres d’histoire, par exemple.

Nous avons contextualisé nos recherches en proposant une exposition multi-supports et un ensemble d’affichages de rue digital basé sur les tendances Twitter et de la hiérarchisation de ses tweets. Ces installations permettent la création d’un journal collectif généré par et pour tous dans le but d’apporter un témoignage de manière plus véridique (garder les fautes d’orthographe, les images sans rapports, les expressions liées aux cultures d’une époque). Nous avons choisi Twitter pour son filtrage léger et son accessibilité au plus grand nombre, ainsi que pour son instantanéité.


Animation des écrans fixes (gif animé)

animation des écrans réalisée par anaëlle et eva

Animation des écrans en vidéo


Alice & Raphaelle

Préambule
La mémoire collective est composée de mémoires, souvenirs individuels et subjectifs qui servent une vision commune acceptée, un mythe.
Cependant, elle sert également le propos historique, permettant une médiation des évènements historiques au plus grand nombre, peut-être par l'intermédiaire du mythe.

Problème
La mémoire est faillible, partielle et subjective, elle est sujette à interprétation.

Problématique
Comment le design graphique peut-il rendre compte d'un événement collectif comme le confinement à travers des images marquantes et des sensibilités individuelles et parfois divergentes ?

Recherche
Notre contexte ouvrait des champs d'expérimentations graphiques assez larges, et nous avons choisi de nous concentrer sur le domaine de l'édition afin de nous confronter à des questions pratiques donnant du sens à notre sujet. À travers cet objet éditorial, nous avons tenté de retranscrire une mémoire collective, construite sur des mémoires individuelles, liée au confinement dû à la COVID-19. Notre édition de 55 pages, en recto-verso reliure par anneaux (20 pages pour la maquette présentée), correspond au nombre de jour de confinement, du 16 mars au 11 mai 2020. Par le biais de différents procédés graphiques, il s’agit de rendre compte de la diversité des mémoires, de leur individualité (support transparent afin de les confronter), mais aussi de faits objectifs factuels (support opaque) qui ont rythmé l’événement. La lecture, parfois complexe, permet davantage de maintenir l’attention. La manipulation de l’objet peut également s’accompagner d’une installation sonore afin de renforcer l’immersion ainsi que l’intérêt porté à l’événement.

animation présentant l'objet éditorial réalisé par alice et raphaelle

Nelly, Sara & Savinien

Problème
La mémoire collective est éphémère puisqu'elle évolue et s'altère avec le temps.

Problématique
Comment rendre compte de l'évolution de la mémoire collective ?

Recherche
Création d'une application dont le nom est « happening » (événements).
Nous avons travaillés sur la mémoire graphique, visuelle, iconographique des événements historiques passés. Cette application permet de générer à partir d’une date (sa date de naissance par exemple) un visuel de ce qu'il s’est passé historiquement ce jour là. Il s’agit de faire référence à une mémoire collective passée présente dans les journaux de l’époque qui constituent des archives, permettant de faire mémoire et de réactiver une mémoire passée. L’application pourrait être à destination ludique pour les enfants dans un cadre pédagogique / scolaire.
Elle servirait à leur donner envie de s’intéresser à l’histoire qui forme la mémoire collective dont ils sont, d’une certaines façon, les héritiers.


Testez l'application happening en cliquant sur ce lien.



Pistes de recherche retenues par Nelly

- Rassembler par une expérience collective : chacun apporte son souvenir pour construire quelque chose de commun servant à une communauté.
- Associer au médium textuel, l'audio peut apporter pour plus d'émotions et de sensibilité.
- Configurer un lieu virtuel qui permettrait de recréer un événement manqué pour le (re)vivre.
- Créer une mémoire collective à destination du futur.
- Utiliser les réseaux sociaux qui sont des méthodes d'archivage avec les hashtags qui les hiérarchisent.
- L'idée de raccourcis, de ne retenir que l'essentiel en synthétisant l'ensemble des mémoires individuelles qui sont toutes différentes pour créer une unicité dans la mémoire collective.