le petit projet graphique \ 2022-23

petit projet graphique 6
les identités visuelles flexibles

thème de travail initié par Léa

Questionnement :
- Leurs variabilités et leurs limites ?
- Quelle est la place de leurs flexibilités systématiques. ?

durée : 9h00 / 6 et 13 décembre 2022


Camille & Hugo

Problème
Les limites de variabilité : jusqu’où pouvons-nous reconnaître l’identité propre d’une entreprise ?

Problématique
Comment rendre compte des limites de la variabilité dans l’identité d’une entreprise ?

Recherche
Pour ce PPG, nous nous sommes demandés jusqu’où pouvons nous reconnaître une même entité en offrant une variabilité dans son logotype. Nous avons procédé par étapes afin de définir quels éléments semblaient offrir la meilleure compréhension de la marque.

Nous avons fait le choix de procéder en trois étapes (la typographie, l’iconographie ou la couleur). Avec ces différentes propositions, nous avons pu constater que la variabilité dans la typographie était la moins bonne des possibilités. En effet, elle ne permet pas une lisibilité commune des informations et vient plutôt nuire à la compréhension du liens entre les différents logos. Quant à la variabilité colorimétrique, il suffit que l’entreprise possède un trop grand nombre de services pour se rendre compte que les possibilités de couleurs commencent à se confondre les unes entre les autres. Pour ce projet, la variation iconographique semble être la solution la plus appropriée.

En conservant les paramètres de création propres à l’identité de la marque, il est parfaitement envisageable d'identifier l’élément récurrent et de comprendre le lien entre les différentes branches de cette marque.


Jehanne & LouiseI

Problème
Il est difficile pour une entreprise de rester identifiable si elle opte pour une identité variable, surtout si elle multiplie ses variations.

Problématiques
Nous avons tenté de repérer les limites d’une identité flexible tout en questionnant les différentes manières de varier un signe graphique ; comment une forme graphique peut-elle être flexible ? Quelles sont les limites d’une identité visuelle flexible ? En quoi systématiser une identité peut-elle être un problème ?

Recherche
Nous avons d’abord travaillé la notion de flexibilité sur un signe graphique stable. Ajouter de nouveaux éléments graphiques sur celui-ci engendrait une perte de lisibilité, la forme originelle étant très altérée.

Nous avons ensuite envisagé la variation de l’environnement dans lequel le signe graphique se situe. Le signe graphique reste stable. Il reste donc identifiable. Toutefois, ce signe peut devenir illisible à force d’accumulations de formes dans son environnement, et devient comme noyé parmi d’autres informations. L'environnement flexible d’un signe semblait ainsi desservir une lecture efficace. Il devient peut-être nécessaire de différencier le visuel de son environnement. La mise en place d’une hiérarchisation par un moyen visuel (ici la couleur) paraît alors indispensable.

Enfin, nous avons travaillé la flexibilité d’une forme en réalisant une action (découpe) sur la forme-même. La variation du signe graphique s’opère par le biais des nouveaux agencements que la forme découpée permet. Le signe graphique originel devient difficilement identifiable car sans cesse en mouvement. Toutefois, la découpe étant toujours la même, ce n’est plus la forme originelle qui est identifiable mais les éléments qui la composent. Ainsi, opter pour une forme de modules est peut-être susceptible de rendre lisible un signe graphique en perpétuelle variation. Il semble toutefois nécessaire d’avoir un élément de stabilité au sein d’une telle variation systématique. Ici, la découpe qui crée deux formes distinctes constitue l’élément de stabilité car les formes, une fois découpées, restent les mêmes.


Adèle & Canelle

Problème
Les identités variables sont de plus en plus présentes dans la communication graphique. Si cette flexibilité est souvent considérée comme un atout, elle questionne tout de même le statut des supports graphiques et de leurs limites.

Problématique
De quelles manières peut-on éprouver une identité flexible et quelles sont ses limites ?

Recherche
Notre recherche s’est axée sur l’épuisement d’une identité visuelle dans sa flexibilité.
Pour ce faire, nous nous sommes basées sur un objet graphique existant : un flyer du Frac de Dunkerque, destiné aux enfants. Nous avons fait le choix de décliner le contenu présent sur ce flyer en différents formats de document. Allant d’une carte de visite à une affiche A4, la pluralité des supports ont induit de nouveaux usages et de nouveaux rapports à l’objet graphique.

Certains formats que nous avons produits mettent en évidence la variabilité du flyer et réussissent à garder toutes les informations lisibles et compréhensibles. D’autres, en revanche, perdent en efficacité dû à un manque de lisibilité et de visibilité. Sur un document de taille 5x5 cm, composer toutes les informations reste possible mais devient illisible. Les limites de la variabilité apparaissent quand elle est poussée à l’extrême. La flexibilité d’une identité visuelle repose donc sur la modération.


LouiseB & Léa

Problème
Dans un monde en perpétuelle évolution, le graphisme tend à s’adapter. Le nombre d'identités variables explose.

Problématique
Mais quelles sont les limites des identités variables ?

Recherche
Pour s’intéresser aux limites des identités variables, nous avons repris le propos de Jacques Bertin. Père de la « sémiologie graphique », Bertin a étudié les identités et définit plusieurs catégories dont quatre auxquelles nous allons nous intéresser (taille, orientation, couleur, typographie). Nous sommes parties de la création d’une identité pour une exposition, composée avec un certain nombre d’éléments : typographie, formes, composition, couleurs, iconographies, logotype…

L’objectif a donc été d’éprouver la variabilité de ces différents paramètres à travers une multitude d’expérimentations graphiques. Pour chaque changement apporté une nouvelle production était créée. L’ambition était de démontrer qu’un système flexible doit être tout de même codifié, si l’on veut maintenir une cohérence et un repère pour l’usager.


Romane & Rémi

Problème
Souvent, une identité est flexible car le logotype ou la typographie vont évoluer pour s’adapter à différents supports. Les identités flexibles fonctionnent donc majoritairement sur le même principe. Ce principe met en opposition l'attendue pérennité d'une identité, pensée pour survivre sans s'altérer, avec son adaptabilité et son caractère évolutif. Le problème qui se pose est de savoir quels éléments de l'identité vont être variables et lesquels resteront fixes, quels sont les curseurs de la variabilité d'une identité ? De quelle manière l'équilibrage doit-il se faire entre les éléments mouvants et les éléments fixes ?

Problématiques
Est-il possible de créer une identité flexible qui a toujours la même image mais où ce sont les mediums et systèmes de traçage qui changent ? Quelles sont les limites d’une identité flexible ? Jusqu’où peut on la reconnaitre ?

Recherche
Nous avons cherché à mettre en place des processus permettant de faire évoluer une identité.
En partant d’une image de base, nous proposons quatre systèmes pour la retranscrire. Les séries se composent de dix dessins réalisés sur la table lumineuse à partir du dernier dessin réalisé. Dans chacune des séries, un élément est variant : les outils, la personne qui trace, le medium…
Ces contraintes permettent de créer des micro-variations à peine visibles à l’œil. Seulement, en repartant du dernier dessin réalisé, ces successions de micro-variations créent de réel décalage.
On se rend compte que la forme globale reste toujours plutôt lisible et que ce sont des détails de l’image qui se perdent. La forme globale suffit-elle à reconnaitre l’identité ?

variations graphiques sur une illustration

Jeanne & Marilou

Problème
Avec le développement des identités flexibles, nous nous sommes questionnées sur les limites de celles-ci, comment articuler les variants et les invariants pour qu'une identité variable reste identifiable.

Problématique
Comment une identité peut-être variable tout en restant cohérente ?

Recherche
En se basant sur l’univers musical de l’artiste Adassiya, nous avons créé une identité visuelle autour de son style musical, l’electro-afro. Pour cela nous nous sommes inspirées des masques traditionnels africains en créant une boîte à outils de formes simples. Différents masques sont ainsi créés par l’utilisation de ces mêmes formes dans le but de faire évoluer ce logo. Les formes bougent au gré du rythme de la musique et passent de la représentation d’un masque à un autre. Les formes changeant seulement de place, cela permet au logo d’évoluer tout en gardant une certaine cohérence.



Questions retenues par Léa

- Comment la variabilité permet-elle de renforcer l’identité ?
- En quoi la déclinaison d’un logotype permet de créer un sentiment d’appartenance dans une entreprise ?
- Dans quelles mesures la flexibilité dans l’identité visuelle peut engendrer une perte de repère ?
- Quel est le bon équilibre entre les éléments fixes et les éléments variables au sein d’une identité visuelle ?