petit projet graphique 8
l'appropriation
thème de travail initié par Jeanne
Questionnement :
Par quels moyens l'appropriation transparaît au sein du travail de graphiste ?
durée : 9h00 / 10 et 17 janvier 2023
Questionnement :
Par quels moyens l'appropriation transparaît au sein du travail de graphiste ?
durée : 9h00 / 10 et 17 janvier 2023
Problème
Le milieu du tatouage est sujet au plagiat. Certains tatoueurs, souvent moins investis, moins talentueux ou débutants, s’approprient les dessins d’autres artistes. Ils sont d’ailleurs parfois encouragés par leurs clients. Un tatouage, censé être unique, se retrouve alors sur plusieurs peaux.
Problématique
En quoi la réappropriation et la diffusion d’une production peut engendrer une perte de sa valeur ?
Recherche
Nous avons fait le choix de faire une démonstration de « l’affiche type » promotionnelle, faite par un tatoueur - peu investi - qui incarne les clichés du milieu du tatouage. Le registre de dessins volés est varié et ne présente aucune cohérence stylistique. La composition ne permet pas la lisibilité de ses différents composants et ne valorise aucunement les présumés dessins proposés par l’artiste. Les prix annoncés sont bien inférieurs à ceux de la moyenne.
Le tatoueur vole et copie le travail d’un autre, mais c’est bien lui qui va encrer dans la peau du client le dessin. Par conséquent, il est tout de même dans une certaine mesure l’auteur du tracé et de la réalisation du tatouage, bien qu’il n’en ait pas fait le dessin au préalable.
Problème
Actuellement, nous sommes en permanence exposés à une abondance de signes graphiques. Sans forcément nous en rendre compte, chaque image que l’on voit nous inspire et influence notre production graphique de manière plus ou moins consciente.
Problématique
Quelles sont donc les frontières entre inspiration, appropriation et copiage ?
Quand considère-t-on qu'une production est originale ?
Recherche
Pour créer nos deux affiches, nous nous sommes basées sur douze productions graphiques considérées par nos camarades comme des productions « iconiques » de l’histoire du graphisme.
Nous avons emprunté à chaque affiche un élément (informations textuelles, une couleur, une typographie, un style illustratif, une composition, etc.) afin de concevoir les nôtres.
Comme nous avons redessiné, est-ce que l'on peut parler simplement d'inspiration ou bien de plagiat ?
Problème
Nous avons constaté que chaque production réalisée est inspirée de travaux d'autres graphistes. On s'inspire, on s'approprie leur production pour en réaliser une nouvelle.
Problématique
Comment s’approprier le contexte de création d'autrui pour réaliser une nouvelle production ?
Recherche
Pour établir notre contexte nous avons fait le choix d’observer le travail de nos camarades. Pour cela, nous sommes allées discrètement nous glisser dans leurs conversations. En effet, en remarquant que Canelle et Jehanne travaillaient sur la musique, cela nous a induit à produire des packagings de vinyles. Le processus a continué pour constituer les éléments présents sur les différentes couvertures en récoltant des bribes de discussion. En sélectionnant trois mots, nous avons pu proposer des couvertures de vinyles différents (les mots : bichromie, manger et découper par exemple ont induit le projet avec Barack Obama). Les titres des chansons sont également inspirés des personnes de la classe puisque ce sont ceux de leurs mémoires. Chaque vinyle est le résultat d'une étape de réflexion des différents groupes, on pourrait donc imaginer une multitude de couvertures de vinyles qui s'actualise selon les recherches de chacun.
Problème
Nous sommes un groupe de musique qui a flashé sur la dernière pochette de disque du groupe La Femme parue en fin d’année 2022. L’illustration et le choix typographique incarnent parfaitement ce à quoi nous nous identifions.
Problématique
Comment se réapproprier les visuels de cette pochette pour illustrer notre rétrospective musicale (composée de cinq CD) à paraître très prochainement ?
Recherche
La composition, les formes, les couleurs, les personnages et les objets du visuel de la pochette de disque La Femme ont constitué la boîte à outils de nos couvertures. Nous nous sommes réappropriées les visuels en prélevant les éléments et en les déplaçant, en changeant les couleurs, en modifiant le personnage principal et son instrument, en optant pour un autre style graphique, et en isolant un élément du visuel original. Nos pochettes de disque s’éloignent ainsi plus ou moins de la source d’inspiration, en se concentrant sur la modification de certains éléments.
Problème
Nous voulons devenir des graphistes connus, mais n’avons aucun talent. Comment pouvons-nous pallier cela ?
Problématique
Comment se réapproprier le travail d’autrui ?
Recherche
Pour répondre au sujet de Jeanne, nous avons décidé de créer une identité graphique pour le studio de design Aigrefin. Nous avons établi un logo, un site et une carte de visite / portfolio. Pour ce faire nous avons glané des productions graphiques produites par d’autres graphistes et nous les avons mixées ensembles pour produire une image pour vendre les « projets réalisés » par cette agence. En mélangeant tous ces visuels et en harmonisant les couleurs, nous camouflons le travail d’autrui.
Pour le logo nous avons repris celui de l’espace Grand Scène à Lille en modifiant le texte et les couleurs. Enfin, pour le site, nous avons « hacké » le site de Brest Brest Brest en remplaçant leur nom par le nôtre.
Problème
Il peut être compliqué pour le graphiste d’happer le passant, d’intriguer, car le design graphique peut parfois n’avoir d'intérêt que pour les connaisseurs et habitués. En adoptant un style reconnaissable par tous, résonnant avec les bagages culturels d’un groupe, il peut être possible de toucher une plus grande partie de ces personnes.
Problématiques
Comment intriguer le consommateur ? Que génère l’appropriation d’un style appliqué au graphisme ?
Recherche
Nous sommes parties sur l’appropriation stylistique. Dans notre démarche, nous avons réalisé une communication autour de la course de cyclisme L’enfer du Nord. Nous avons décidé de ne pas créer un style pouvant coller au sujet, mais de s’inspirer directement d’un univers déjà existant, ce qui pourrait avoir pour effet d’attirer le consommateur. Nous nous sommes donc approprié le style de Wes Anderson (cinéaste au style reconnaissable) et l’avons appliqué au graphisme.
Fonctionnement : Il y a une séparation entre l’image générée grâce à Midjourney, une IA et la composition typographique de l’affiche, définie par quelques principes chers à Wes Anderson. La géométrie, la colorimétrie quelques fois imposées par l’intelligence artificielle, l’utilisation de la Futura ou de l’Helvetica, majoritairement présente dans son univers.
Appropriation : Un crossover amateur est réalisé entre le sujet de l’affiche qui est L’enfer du Nord, et l’univers visuel de Wes Anderson. Le style visuel convoque la connaissance de cet univers original et donc le public peut-être plus facilement intrigué par l’affiche.
- Quelles sont les frontières entre inspiration, appropriation et copie ?
- Quand considère-t-on qu'une production est originale ?
- En quoi la diffusion d'une production reprenant des éléments existants peut engendrer une perte de sa valeur ?
- Avec une nouvelle intervention graphique, parle-t-on encore de plagiat ou simplement d'inspiration ?